Le PRCF Lensois s'exprime à propos de la vie municipale à LENS.

Publié le par le citoyen

1°) Concernant le respect du droit de grève des enseignants lensois et l’engagement de la gauche municipale lensoise aux côtés des personnels des services publics en lutte.

Alors qu’elle supprime par milliers des postes d’enseignants indispensables à un enseignement public de qualité (13000 cette année, des dizaines de postes supprimées l’an dernier dans les établissements lensois), la droite prend prétexte des difficultés des familles pour miner le droit de grève des enseignants en mettant en place une garderie à la charge des mairies.

L’UMP prétend utiliser pour cela l’argent économisé sur le dos des grévistes, ce qui équivaut à transformer les maires en briseurs de grève, à priver la grève d’impact et à attenter à la dignité des personnels municipaux requis contre leurs collègues fonctionnaires en grève. Le maire de Paris avait tout d’abord annoncé qu’il ne mettrait pas en place ce dispositif liberticide, après quoi il est revenu sur ses déclarations et a allégué une impossibilité technique pour organiser la garderie au lieu de s’opposer frontalement à cette loi scélérate. Dans ces conditions, quelle concertation avec les autres maires de gauche du bassin minier le maire de Lens compte-t-il prendre pour boycotter clairement ce dispositif gravement antisyndical et liberticide, qui vise à humilier la gauche et les syndicats, pour le dénoncer publiquement l’atteinte au droit de grève ou au minimum pour le frapper de stérilité et expliquer aux parents d’élèves sa nocivité à l’égard des libertés publiques ? 

Plus globalement, à l’heure où le gouvernement UMP veut supprimer 13000 postes d’enseignants pour, prétend-il, entrer dans les critères de convergence de la monnaie unique européenne, comment la majorité du conseil municipal, où les forces se réclamant de la gauche sont majoritaires dans une ville qui a voté à 71% contre la constitution européenne, compte-t-elle manifester son soutien public aux luttes des enseignants et des autres agents des services publics en lutte, notamment les postiers en lutte contre l’euro-privatisation de la poste (directive européenne appliquée par Nicolas Sarkozy) et les hospitaliers du CHL qui subissent les lourdes conséquences du plan de rentabilisation mis en place par la direction ?

 

2°) concernant le centre Albert Camus

N’est-il pas révoltant, alors que Lens va accueillir le Louvre et accentuer sa vocation culturelle, que le Centre Albert Camus ait été amené à prononcer sa dissolution sans que la municipalité lui offre une alternative pour continuer ses activités appréciées par la population, obligeant ainsi des Lensois, notamment des jeunes, soit à stopper ces activités culturelles, soit à aller les pratiquer dans des communes voisines ? N’est-il pas grave que l’ouverture du Louvre-Lens se fasse au détriment des activités culturelles pratiquées par les Lensois ? N’est-il pas désolant que notre maire appelle les personnes ainsi lésées à aller pratiquer la photo, la danse, etc. à l’extérieur de Lens ?

 

3°) au sujet de l’enlèvement des ordures ménagères.

Dany Mismacque a demandé au conseil municipal si M. le Maire pouvait confirmer auprès l’information selon laquelle ce service serait davantage financé désormais par la taxe d’habitation que par la taxe professionnelle, ce qui compte tenu de l’extension des zones franchisées et de la rétraction des activités industrielles à Lens, pourrait se traduire par une forte augmentation du service d’enlèvement des ordures ménagères par le biais des impôts locaux ?

 

4°) au sujet de la rémunération des animateurs de centres aérés à Lens

De jeunes Lensois, employé(e)s comme animateurs dans les centres aérés lensois, et qui comptaient sur une rémunération décente cet été, ont eu l’amère surprise de découvrir que leur salaire était en forte baisse par rapport à l’année précédente. Ils n’ont pas pour autant, que l’on sache, travaillé moins que d’ordinaire, et ils rendent à la jeunesse lensoise un service éminent. Serait-on chez nous partisans du « travailler autant pour gagner moins » ?

 

5°) à propos du règlement intérieur du conseil municipal

Ce règlement léonin, qui n’a pas son équivalent à notre connaissance dans les villes environnantes, prévoit de radier un conseiller municipal qui se serait absenté « sans excuse valable » (qui en jugera ?) trois séances d’affilée. Compte tenu que le climat des conseils municipaux est loin d’être toujours serein et qu’il est même parfois franchement accablant à l’encontre des conseillers municipaux de gauche émettant des critiques (la droite elle ne craint rien, car les conseillers municipaux UMP sont encore plus onctueux envers le maire qu’avant les élections !) dont certains ont pu vivre des périodes de découragement bien compréhensible, et surtout, compte tenu que le règlement intérieur d’un conseil municipal ne peut l’emporter sur le respect absolu des choix du suffrage universel, cette disposition est-elle aussi peu conforme à la légalité républicaine qu’elle l’est aux valeurs démocratiques ?

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