Et à Liévin, face à la casse du bassin minier , quelles solutions propose Monsieur Kucheida?
Développer les services (Avenue de l’automobile, multiplication des grandes surfaces diverses et variées, certaines comme Planète Saturne en grandes difficultés), les services à la personne qui représentent si on le croit l’avenir de l’emploi.
S’appuyer sur le stade couvert régional et « son attractivité mondiale », le Louvre-Lens et le Racing Club de Lens (selon Monsieur le Maire la rétrogradation du club en L2 est une catastrophe économique).
Tout cela dans le contexte d’un plan régional de restructuration autour de la métropole lilloise de l’ensemble de la région : une ville gigantesque sans âme « de Courtrai à Arras, de Maubeuge à Hazebrouck » (Voix du Nord du 28 février). Une ville en rupture complète avec la culture du bassin minier. Ce plan est piloté par le Parti Socialiste, le Parti de Monsieur Kucheida. Mais aussi par Monsieur Bonduelle, grand patron de la région. Il est de fait soutenu par le pouvoir sarkozyste. La droite s’est empressée d’octroyer le Louvre bis à Lens. Ce plan régional n’a bien sûr pas fait l’objet d’une concertation avec la population.
C’est comme dans les comités de quartiers, le Maire donne « démocratiquement » aux habitants le droit d’avaliser les décisions prises ailleurs par des technocrates.
Monsieur Kucheida justifie cette politique dans le dernier numéro de février 2009 du très démocratique mensuel de la ville de Liévin généreusement distribué dans toutes les boîtes à lettre, et bien sûr à nos frais. Quoi qu’il en dise, ce bimensuel est entièrement à sa dévotion et son principal organe de propagande. Je cite : « Ce qui caractérise notre système socio- économique désormais mondial n’est pas tant le capitalisme car, à l’évidence, toutes les sociétés humaines ont besoin de capital (patrimoine, revenu) pour fonctionner, mais son libéralisme économique débridé à l’extrême ». Zéro pointé Monsieur le Professeur de géographie. Aujourd’hui encore beaucoup de sociétés vivent sur l’échange, donc sans votre capital. Et même dans notre France existe encore une économie basée sur l’échange de biens (autour du blé par exemple). Les pays d’Amérique du Sud (Venezuela, Cuba, Bolivie entre autres) organisent un échange « gagnant-gagnant » comme aiment le dire les hommes politiques : pétrole contre aide médicale massive et aide à l’alphabétisation, qui a permis au Venezuela d’éradiquer certaines maladies et de supprimer l’analphabétisme..
Sans sortir d’une grande école, tout le monde comprendra que toute orientation qui s’articule autour de la désindustrialisation de la région est suicidaire : avec quel argent allons nous financer les services, l’achat d’une voiture, etc... quand il n’y aura plus d’entreprises productives ? Pour le moment, les retraites (des mineurs, de la fonction publique en particulier) permettent un certain développement de ce système. Mais jusqu’à quand ? Surtout quand on sait que les pouvoirs de droite et de gauche qui se succèdent à la tête du pays démolissent les acquis sociaux arrachés de haute lutte par le peuple de France, à la Libération en particulier.
Eh bien oui, Monsieur Kucheida, à Liévin comme partout en France,
- il faut une ré industrialisation, qui passe, quoi qu’on en pense par l’exigence de la production dans notre pays de biens pour notre population, associée bien sûr à la coopération avec les autres pays sur un pied d’égalité.
- il faut une augmentation massive des salaires, des pensions, du revenu différé que sont les prestations sociales : sécu, allocations familiales, allocations chômage...
Et dans un premier temps, les grandes entreprises doivent rendre aux travailleurs les 400 € par mois qu’elles ont volés depuis 30 ans. 400 € pour tous et tout de suite : les milliards encaissés par les grandes entreprises le permet.
Et en même temps, il faut que les petites entreprises, les artisans, les commerçants, les professions libérales ne soient plus rançonnés par celles du CAC 40 et par l’Etat au service de ces grandes entreprises.
Mais il est clair aujourd’hui que la vraie solution n’est pas de sauver le capitalisme comme s’y emploient Obama, Strauss Kahn, Lamy, Sarkozy, l’Union Européenne, Sellières, mais aussi Mme Aubry, Mr Daniel Percheron, Mr Jean Pierre Kucheida et le PS. Nous devons travailler à construire une véritable alternative pour une société débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme, d’une société où une poignée de riches égoïstes accapare l’essentiel des richesses et provoque chômage, misère, famines, guerres.
Pour la section de Liévin,
M. Dupont et J. Lacaze